Accroché par Rennes (1-1), Lyon enchaîne un troisième résultat nul en L1, son cinquième match sans victoire toutes compétitions confondues. Il doit donc se contenter d'une place de dauphin, deux points derrière Bordeaux, avant d'aller à Lille puis de recevoir le champion en titre.
La défaite en Ligue des champions à Florence (1-0), mardi, a bien laissé des traces dans les rangs lyonnais. Très vite bousculés par une équipe rennaise entreprenante et complètement décomplexée, les hommes de Claude Puel ne sont jamais parvenus à imposer leur jeu et leur impact physique. Vite menés au score sur une frappe puissante de Gyan (15e, 0-1), ils ont beaucoup couru, que ce soit derrière le ballon, ou le score. Sans un coup franc bien ajusté par Lisandro Lopez juste avant la pause, ils ne seraient peut-être jamais revenus dans un match assez décousu, que les Bretons peuvent regretter de n'avoir pas su tuer.
Cris : «Cette année, c'est difficile...»La seconde période n'aurait en effet pas dû échapper aux hommes de Frédéric Antonetti, bien plus frais et moins stressés par l'enjeu. Sans deux arrêts de classe de Hugo Lloris (52e, 82e), les Gones auraient sûrement concédé une deuxième défaite cette saison à Gerland. En regagnant le vestiaire après le coup de sifflet final, Cris a même reconnu que la reconquête du titre ne serait pas des plus aisées cette saison. «Cette année, c'est difficile, a assuré le défenseur brésilien. Le niveau entre les équipes est très serré. Cela fait cinq matches qu'on ne gagne pas, il va falloir relever la tête», a-t-il ajouté, visiblement épuisé par une fin de match très compliquée pour sa défense.
Diallo : «Que du plaisir»Pas franchement inspirés sur les contres en fin de match, les Lyonnais auraient cependant pu rafler la mise sur le dernier d'entre eux. Lancé en profondeur, Gomis a vu sa frappe repoussée sur la barre par Diallo (89e), jeune gardien de 17 ansplongé dans le grand bain après le désistement de Douchez à l'échauffement (cheville encore douloureuse). «Ce n'est que du plaisir, a savouré le jeune rennais. Les gars m'ont mis à l'aise dans le vestiaire avant le match, et puis je m'y attendais un peu vu que Nicolas avait encore mal à la cheville ce matin...» Une jeunesse et une insouciance dont l'OL, encore en reconstruction, aurait eu bien besoin pour revenir à hauteur de Bordeaux, en tête de la L1.
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